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Cocaine

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Les nouveaux consommateurs.


Partout en Europe, la cocaïne sort de son milieu « traditionnel » (le show-biz) et bénéficie d'un véritable effet de mode, au point que des spécialistes évoquent désormais une épidémie. Aujourd’hui la cocaïne se démocratise, et envahie petit à petit tous les milieux. L'ancien profil type du consommateur, qu'il soit un mondain survolté ou un marginal usager de crack, a volé en éclats. L'usage occasionnel de la cocaïne se répand dans toutes les couches sociales et touche de plus en plus les employés, les salariés et les jeunes. Cette augmentation de consommation suit les lois classiques du marché, avec une croissance de l'offre et une baisse des prix. Elle s'inscrit dans le creux laissé vacant par la chute de l'usage de l'héroïne. Et utilise de plus en plus les circuits de distribution bien balisés du cannabis. Cette évolution ne va pas sans soulever de nouvelles problématiques sanitaires, dans un système de santé qui n'y est pas préparé. La diversification et l'élargissement des populations concernées par la consommation de cocaïne sont un phénomène inquiétant.Les nouveaux consommateurs qui apparaissent débuteraient le plus souvent dans un contexte festif, en association avec d'autres produits, comme l'alcool, le cannabis ou l'ecstasy.

 

 

A la faveur du mouvement techno des années 1990, la cocaïne s'est répandue dans le pays : un sondage effectué en 2004 dans cinq villes de province françaises indique que plus de 81 % des jeunes fréquentant des rave-parties auraient goûté à la cocaïne au moins une fois. Au sein de la population générale, les chiffres sont moins spectaculaires, mais en constante augmentation. En 1993, à peine 1,2 % des 18-44 ans déclaraient avoir essayé la cocaïne. En 2003, ils étaient 3,3%. A noter que ces pourcentages sont sans doute plus élevés dans les classes moyennes supérieures, ainsi que chez les hommes, car les femmes semblent moins attirées par cette drogue.

La consommation de cocaïne augmente donc fortement. Il est de plus en plus facile de s'en procurer, et les prix baissent : 50 à 70 euros le gramme (suffisant pour faire la fête toute la nuit), et seulement 20 euros pour un "trait" (dose individuelle) acheté en discothèque à un dealer de passage ou à un fêtard prêt à dépanner. La cocaïne devenue moins chère se démocratise.

 


Les jeunes ne sont pas les seuls à êtres touchés par ce phénomène. D’après une enquête de l’OCRTIS (Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants) en 2006, sur 2 900 personnes interpellées, 43 % étaient au chômage ou au RMI donc les 57% restants sont des employés, des cadres ou encore des ouvriers. La cocaïne gagne donc du terrain au sein des entreprises. Ceux qui consomment au travail cherchent généralement à compenser une faiblesse.

Généralement au début, ces personnes là prennent de la drogue parce qu'il leur en reste de la veille pour éviter de piquer du nez après une nuit blanche, et après, les choses changent et la prise de cocaïne pendant les heures de travail deviens indispensable. Ça peut être le matin avant de partir, dans les toilettes du bureau après le déjeuner ou avant un rendez-vous important. Quelques secondes après la prise, la personne se sent plus forte, motivée, plus sûre d’elle, capable de tout gérer. Si c'est un travail physique, elle se sent plus puissante et est plus précise dans ses gestes. Autour d’elle, tout le monde a l'impression qu’elle assure. Le résultat n'est pas forcément meilleur, mais le travail est fait, et il a semblé moins pénible. C’est pour cela que la drague devient de plus en plus présente dans les entreprises, ou parfois elle donne l’impression a ses nouveaux consommateurs que la pression se fait moins sentir et que le labeur est moins pénible. La cocaïne attire aussi des nouveaux consommateurs grace à l’image que l’on donne d’elle au cinéma : son usage peut apparaitre sous une forme plutôt valorisée, une vision de la cocaïne qui dans la plupart des films attire dans un premier temps par l’ambiance festive qu’elle représente, l’aspect « branché » de réussite sociale et pourtant il ne faut pas oublier le danger qu’elle représente, l’état dans lequel elle laisse ses consommateurs (Voir I.c).

Depuis quelques années cette tendance inquiète l’opinion publique. Au sein des collèges et lycées mais aussi dans les universités et dans certaines entreprises sont organisées des préventions contre les dangers de la drogue.

 


 

 

 

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